Les collections du Cirva: Le verre, au-delà de la matière
L’exposition Le Verre, au-delà de la matière propose une plongée dans les collections du Cirva, centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques fondé en 1983 à Marseille. Ce laboratoire atypique accueille en résidence des artistes venus du monde entier qui, pour la plupart, découvrent le verre pour la première fois. À travers une sélection de projets, l’exposition fait dialoguer design et arts visuels, portant un regard contemporain sur une matière travaillée depuis des millénaires.
Tender Buttons
Inspirée d’un recueil de poésie de Gertrude Stein, l’exposition Tender Buttons propose une approche transdisciplinaire d’une typologie d’objet singulière. Plus de trois cents boutons en céramique et verre dialoguent avec des œuvres du Musée Ariana, du 18e siècle à nos jours. Supports d’expérimentations formelles mais aussi sources de survie, d’expression identitaire et de collaboration, ces objets portés au quotidien révèlent des histoires sociales méconnues. Un hommage à un objet utilitaire et profondément symbolique.
Marie Ducaté: Simultanés
Depuis plus de trente ans, Marie Ducaté déploie un univers éclatant au croisement de la culture pop et de l’histoire de l’art. Le Musée Ariana accueille une sélection de 130 œuvres en céramique, papier calque, aquarelle, textile et verre. La figuration dense de ses débuts se délie et s’abstrait à travers la couleur pour investir la transparence avec ses dernières productions en verre réalisées en Tchéquie, exposées ici de façon inédite. Un esprit libre et curieux à découvrir.
Claire Mayet
Invitée par Karen Alphonso au Labo, Claire Mayet présente «Rococozeit», une installation céramique qui transforme l’espace du lieu. À partir du vase, elle développe formes, motifs et surfaces qui se déploient à l’échelle de l’exposition. Sculptures, scénographie et papier peint dialoguent dans un décloisonnement des savoir-faire. Une œuvre collective réalisée avec plusieurs artistes invités prolonge cette recherche à travers un processus de co-création et de transmission.
Margareta Daepp
Avec Urbain, Margareta Daepp s'inspire des gratte-ciels des métropoles, paysages de béton et de verre aux lignes pures et radicales. Elle moule ses œuvres en porcelaine à partir de matériaux industriels, tôle ondulée, tuyaux en plastique, carreaux, et n'hésite pas à les recouvrir de laque pour carrosserie. Le titre prend ici son double sens étymologique : ses pièces évoquent l'architecture de la ville contemporaine tout en faisant preuve d'urbanité, appelant la contemplation et le plaisir.
Elsewhere Begins Here
Pour célébrer les quinze ans d’Espace L, Leticia Maciel réunit Fernando de la Rocque, Vivianne van Singer et Vasilis Zografos dans Elsewhere Begins Here, the Poetics of the In-Between. À travers quinze œuvres, l’exposition explore l’entre-deux comme espace fertile de rencontre et de transformation. La céramique y occupe une place singulière, incarnant à travers le geste, la matière et le feu une métaphore de l’échange culturel et de ses métamorphoses.
Dark Room, Dye Lab & The Kiln
Dark Room, Dye Lab & The Kiln réunit la céramiste Marit Tingleff, le photographe Garry Fabian Miller et la tisserande Ptolemy Mann. Trois espaces de création, trois pratiques où l’on travaille «dans le noir». La chambre noire, l’atelier de teinture et le four à céramique sont autant de lieux d’alchimie où la matière se transforme à l’abri du regard. Un savoir incarné, construit au fil des années, qui donne à chacun la liberté d’une expression aboutie.
Jan Steemann
Avec Mutualisme, Jan Steenman s’inspire des mycorhizes, ces réseaux souterrains de filaments reliant plantes et champignons dans une relation d’échange réciproque. Ses sculptures en céramique se déploient par extensions, ramifications et tensions, comme les manifestations visibles d’un système plus vaste dont l’essentiel demeure invisible. Leurs surfaces organiques suggèrent des réseaux vivants. Chaque pièce est un état transitoire, cristallisation provisoire d’un processus en cours.
Visite commentée
Avec Mutualisme, Jan Steenman s'inspire des mycorhizes, ces réseaux de filaments qui relient plantes et champignons, pour explorer comment des êtres coexistent dans une relation réciproque. Ses sculptures apparaissent comme les manifestations visibles d'un système plus vaste, dont l'essentiel demeure souterrain et invisible. Le temps d'une visite commentée, l'artiste accompagne le public au fil de ces formes en expansion, où l'individualité se dissout dans un réseau vivant et interconnecté.